Bien préparer sa rentrée en M1 à l’IEMT

Vous rejoignez le Master Traduction technique, éditoriale et audiovisuelle de l’IEMT cette année ? La rentrée approche, avec probablement son lot de questions sur les cours, les outils, les langues de travail ou tout simplement la vie à Strasbourg.

Bonne nouvelle, inutile d’arriver en septembre en maîtrisant déjà trois logiciels de TAO et quinze domaines de spécialité. Voici plutôt quelques conseils pour préparer votre première année.

 Commencez par noter les dates importantes

La pré-rentrée des M1 aura lieu le vendredi 18 septembre à 9 h, dans l’amphi Pangloss.

Ce premier rendez-vous permettra de rencontrer votre promotion et l’équipe pédagogique, de découvrir plus précisément le fonctionnement du Master et de poser vos questions avant le début des enseignements.

Les cours commenceront le lundi 21 septembre.

 Faut-il déjà savoir traduire « professionnellement » ?

Non, vous êtes justement là pour apprendre.

Les étudiant·es arrivent à l’IEMT avec des parcours et des expériences très différents. Certain·es ont déjà utilisé des outils de TAO, constitué des glossaires ou travaillé sur des projets de traduction, d’autres découvriront tout cela pendant le Master.

On ne s’attend donc pas à ce que vous maîtrisiez dès septembre tous les outils, toutes les méthodes ou tous les domaines que vous rencontrerez pendant les deux prochaines années.

Quelques réflexes vous seront en revanche très utiles : être curieux·se, aimer chercher, parfois longtemps pour un seul mot, remettre en question la première solution qui vient à l’esprit et apprendre à expliquer ses choix.

Et autant vous prévenir tout de suite, « ça sonne mieux comme ça » est rarement l’argument définitif qu’on espère.

 Commencez à regarder les textes autrement

Pendant le Master, vous allez évidemment beaucoup traduire. Mais vous allez aussi apprendre à observer les contenus qui vous entourent.

Une interface d’application, les sous-titres d’une série, le menu d’un jeu vidéo, une campagne publicitaire internationale, un article de presse, le manuel de votre cafetière ou les petites lignes d’un site marchand peuvent tous devenir des objets d’étude.

Pourquoi a-t-on choisi ce terme ? À quel public s’adresse ce texte ? Est-ce une traduction ? Pourquoi la version française s’éloigne-t-elle parfois beaucoup de l’original ? Cette formulation fonctionne-t-elle réellement dans son contexte ?

Pas besoin de prendre des notes sur chaque emballage de céréales que vous croisez. Commencez simplement à développer cette curiosité pour la langue et les contenus qui vous entourent.

 Entretenez vos langues de travail, y compris le français

C’est probablement la préparation la plus simple et la plus utile.

Lisez la presse, des romans, des essais ou des sites spécialisés. Regardez des films et des séries. Écoutez des podcasts. Jouez dans vos langues de travail. Suivez l’actualité et la culture des pays concernés.

Et surtout, continuez à lire et à écrire en français.

Une grande partie du travail de traduction consiste moins à comprendre la langue source qu’à trouver la formulation française précise, naturelle et adaptée au contexte. Une langue d’arrivée riche et souple sera l’un de vos principaux outils professionnels.

 Ne cherchez pas à apprendre tous les outils avant septembre

TAO, traduction automatique, gestion terminologique, sous-titrage, intelligence artificielle… vous rencontrerez de nombreux outils pendant votre formation.

Vous aurez le temps de les découvrir.

En revanche, être à l’aise avec votre environnement informatique vous fera gagner beaucoup de temps : organiser correctement vos fichiers, utiliser efficacement un traitement de texte et un tableur, connaître quelques raccourcis clavier, effectuer une recherche avancée sur le Web…

Faut-il un ordinateur particulier ? Pas vraiment. Dans notre expérience, les PC ont tout de même tendance à nous donner un peu moins de fil à retordre que les Mac au moment d’installer certains logiciels professionnels, une grande tradition des formations en traduction que nous n’avons malheureusement pas encore réussi à abolir.

Mais pas de panique côté Mac : de plus en plus d’outils professionnels sont aujourd’hui accessibles directement dans le navigateur et fonctionnent donc indépendamment du système d’exploitation. C’est notamment le cas de plateformes comme Phrase ou Crowdin. PC, Mac ou autre, pour une bonne partie du travail, tout va bien.

Et dans tous les cas, les logiciels changent. Savoir chercher, tester et comprendre ce que fait un outil est beaucoup plus durable que d’arriver en maîtrisant par cœur un logiciel particulier.

 Et l’intelligence artificielle ?

Difficile de parler des métiers de la traduction en 2026 sans aborder le sujet.

Traduction automatique, grands modèles de langue et automatisation font désormais partie de nombreux environnements professionnels. Ils auront donc naturellement leur place dans votre formation. Dans la maquette actuelle, ces questions sont notamment abordées en Master 2 dans le cours « Traduction automatique, pré-édition, postédition, qualité », que nous avons choisi de présenter cette année sous un intitulé qui résume bien son ambition : « La qualité à l’ère de l’IA » (Quality in the Age of AI).

Mais l’objectif ne sera pas simplement d’apprendre à utiliser tel ou tel outil. Vous apprendrez à évaluer ce qu’il produit, identifier ses limites, contrôler la qualité et décider quand son utilisation est pertinente.

Les technologies évoluent rapidement. L’expertise linguistique, la capacité d’analyse et le jugement professionnel restent au cœur de la formation.

 Découvrez les métiers de la traduction, au pluriel

Entrer dans un Master de traduction ne signifie pas nécessairement que votre futur intitulé de poste sera « traducteur » ou « traductrice ».

Audiovisuel, édition, localisation de logiciels et de jeux vidéo, accessibilité, traduction spécialisée, terminologie, révision, qualité linguistique, gestion de projets, communication multilingue, technologies linguistiques… les compétences développées pendant le Master peuvent mener à des environnements professionnels très différents.

Vous aurez deux ans pour découvrir ces possibilités, notamment à travers les cours, les projets, les rencontres avec des professionnels et les stages.

Vous n’avez donc pas besoin d’arriver en M1 avec un projet professionnel définitivement arrêté. Il risque de toute façon d’évoluer au fil de ce que vous découvrirez.

 Les espaces de l’IEMT, chacun son rôle

Pas besoin de chercher les bons liens ou de créer des comptes dès maintenant, tout vous sera présenté à la rentrée.

  • Discord est notre espace d’échange entre étudiant·es et enseignant·es. Vous y retrouverez également des espaces plus conviviaux, des ressources, des offres de stage et d’emploi et différentes informations sur la vie de l’IEMT.

Pour communiquer directement avec les enseignant·es, notamment pour les échanges individuels ou plus officiels, le mail reste à privilégier.

  • Moodle constitue votre portail pédagogique. Vous y retrouverez l’espace de l’IEMT ainsi que les différents cours et les supports déposés par les enseignant·es.
  • Enfin, Seafile est le cloud de l’Université de Strasbourg. Nous l’utilisons notamment pour stocker et partager des fichiers et ressources dans un environnement universitaire, et vous serez amené·es à l’utiliser pour certains cours et projets.

Discord pour échanger, Moodle pour les cours, Seafile pour les fichiers, le mail pour communiquer directement, vous prendrez très vite vos habitudes.

Et là encore, rien à préparer de votre côté, nous vous présenterons tout cela à la rentrée.

 Votre promotion fait aussi partie de votre formation

Pendant deux ans, vous allez travailler ensemble, partager des ressources, réaliser des projets, chercher des stages et commencer à construire votre réseau professionnel.

Profitez donc des premières semaines pour faire connaissance, y compris avec les M2 et les ancien·nes de l’IEMT.

Dans les métiers de la traduction, le réseau professionnel commence souvent bien avant le premier emploi.

 Et si vous découvrez Strasbourg…

Nouvelle formation, nouvelle promotion et, pour certain·es, nouvelle ville, la rentrée sera peut-être aussi l’occasion de prendre vos marques à Strasbourg.

Le campus de l’Esplanade est assez central et bien desservi. Tram, bus et vélo permettent de se déplacer facilement, et vous apprendrez probablement assez vite à raisonner en nombre d’arrêts de tram plutôt qu’en kilomètres.

Avant la rentrée, prenez quelques minutes pour repérer le Pangloss et les principaux bâtiments du campus. Vous pourrez également découvrir les bibliothèques universitaires et les différents espaces de travail, qui deviennent rapidement précieux lorsqu’on a quelques heures entre deux cours.

Plusieurs restaurants et cafétérias universitaires se trouvent autour de l’Esplanade, et le centre-ville reste facilement accessible depuis le campus.

Strasbourg offre aussi un environnement particulièrement intéressant pour des étudiant·es en langues : institutions européennes, cinémas, musées, librairies, festivals, associations et nombreux événements internationaux. Certains finiront d’ailleurs par croiser votre parcours à l’IEMT.

Et si « on se retrouve à Homme de Fer » ressemble encore à une instruction mystérieuse, ça viendra.

 Alors, faut-il travailler avant la rentrée ?

Un peu, si vous en avez envie.

Surtout : lisez ! Écoutez des contenus dans vos langues de travail. Suivez l’actualité. Explorez les métiers qui vous intriguent. Commencez éventuellement à observer différemment les traductions que vous rencontrez au quotidien.

Mais il n’existe pas de programme secret à terminer avant le premier cours. Vous aurez largement de quoi faire pendant le semestre !

Profitez donc aussi de la fin de l’été, et rendez-vous vendredi 18 septembre à 9 h, en amphi Pangloss.

À très bientôt à l’IEMT !